# Carte à tuiles XYZ (image `lidar-maps`) Carte « slippy » classique — même schéma de tuiles que Google Maps et **OpenStreetMap** — servie par une image légère dédiée. Les rendus du pipeline deviennent ainsi un **fond d'imagerie réutilisable** dans JOSM, iD, QGIS, uMap, MapLibre ou OsmAnd, en plus de l'interface de consultation fournie. C'est la SEULE interface web du projet (l'ancienne webapp historique a été retirée) : elle embarque aussi la **génération de tuiles** — locale sur l'image complète (worker, `./run.sh --serve`), déléguée via `LIDAR_GENERATION_URL` sur la machine légère (cf. `docs/DEPLOY_WEBAPP.md`). ```bash docker compose -f docker-compose.maps.yml up -d --build # http://localhost:8975/ docker compose -f docker-compose.maps.yml logs -f maps ./run.sh --serve-maps # équivalent en conteneur au premier plan ``` ## Interface Un **panneau unique à onglets** (`web/map.{html,css,js}`) regroupe tous les réglages, à la place de l'ancienne pile de blocs empilés : **Affichage** (couche principale, mode relief/précision, fond de carte), **Export PDF**, **Génération** (masqué si le générateur est indisponible ou non autorisé pour ce navigateur) et **Partager**. Sur ordinateur, le panneau occupe une colonne fixe, repliable en bande d'icônes (**‹**, toujours utilisable : un clic sur un onglet redéplie le panneau). Sous 720 px de large, il devient un **volet en bas d'écran** à trois hauteurs — fermé, mi-hauteur, plein — que l'on change en glissant la poignée, en la touchant simplement (un cran), ou en retouchant l'onglet déjà actif. Un clic sur la carte **sélectionne** la dalle LiDAR HD sous le curseur (contour en pointillés) et remplit l'onglet **Dalle** (emprise, IGN, recalage des passes) sans changer l'onglet affiché ; re-cliquer la même dalle désélectionne, cliquer une autre déplace la sélection. Raccourcis clavier : **1–5** (onglets du panneau, sans effet si l'onglet est masqué), **P** (mode d'affichage suivant), **Échap** (désélectionne la dalle, puis replie le panneau). Deux thèmes clair/sombre (bouton ◐/☀/☾, `auto` par défaut = suit le système) ; réglages et état du panneau retenus dans `localStorage` (`lidarMapView_v2`, `lidar-print`, `lidar-panel`, `lidar-theme` — silencieusement ignorés en navigation privée). ## Générer des tuiles depuis la carte - **+ Zone** (onglet Génération) — dessiner un rectangle : les dalles LHD de 1 km qui l'intersectent sont téléchargées depuis la géoplateforme IGN puis traitées (0,2 m, options ci-dessous) ; les zones et clics successifs s'additionnent ; - **⤒ Compléter** — toutes les dalles déjà présentes dans `input/` qui manquent au moins une des couches demandées ; - **↻ Générer/Régénérer cette dalle** (bouton de la fiche de dalle, onglet Dalle) — une dalle précise, même sans données existantes. Options du run : couches visées (défaut : les couches du panneau) et régénération forcée. La classification du sol (IGN, sol seul) et le raccord des bords (bande de 100 m prise aux dalles voisines) sont imposés : aucun réglage. Une demande lancée pendant un run part en **file d'attente** (persistée, jamais de coupure du travail en place) ; la progression s'affiche dalle par dalle (cadres orange = rendu en cours, bleu = en attente, rouge = échec) avec journal et bouton **Arrêter** (SIGTERM puis SIGKILL). Pendant le run, chaque dalle terminée apparaît sur la carte : l'inventaire est mis à jour après chaque dalle et la maintenance de pyramide traite ses tuiles en priorité (surveillance toutes les 10 s). Les boutons sont masqués si le navigateur vient d'une IP hors `LIDAR_REGEN_CIDR` (défaut : localhost + plages privées RFC1918) ou si aucun backend de génération n'existe (image légère sans `LIDAR_GENERATION_URL`). Sur la machine légère, tout est transmis au worker (`LIDAR_GENERATION_URL`), qui exécute le pipeline complet ; ses dalles sont rapatriées à la demande par l'inventaire `/api/tiles` + les statiques versionnées (`LIDAR_SOURCE_URL`). ## Contrat de tuilage | Point | Valeur | |---|---| | Projection | EPSG:3857, schéma XYZ OSM (origine nord-ouest, `y` vers le sud) | | URL canonique | `/tiles/{couche}/{z}/{x}/{y}.png` — 256 px, PNG RGBA | | Variante haute densité | `/tiles/{couche}/{z}/{x}/{y}@2x.webp` — 512 px (interface interne) | | Zooms | 5 → 19 natif (0,2 m/px ≈ z19 en France) ; au-delà, sur-zoom côté client | | Hors emprise | tuile entièrement transparente (superposable), en-tête `X-Tile-Empty: 1` | | En attente (cache seule) | tuile transparente, en-têtes `X-Tile-Empty: 1` + `X-Tile-Pending: 1`, jamais mémorisée par le navigateur | | CORS | `Access-Control-Allow-Origin: *` sur `/tiles/*` | | Attribution | `LIDAR_ATTRIBUTION`, défaut « LiDAR HD © IGN — Licence Ouverte 2.0 » | Découverte : `/tiles/{couche}.json` (TileJSON 3.0.0), `/tiles/wmts.xml` (WMTS 1.0.0, grille `GoogleMapsCompatible`), `/tiles/josm.imagery.xml` (toutes les couches d'un coup dans JOSM). ## Utiliser les tuiles ailleurs - **JOSM** — *Imagery → Imagery preferences → + TMS*, coller `http://:8975/tiles/slope/{zoom}/{x}/{y}.png`. Pour tout ajouter d'un coup : *Imagery preferences → Offline/Custom → Add imagery source XML* avec `http://:8975/tiles/josm.imagery.xml`. - **iD** — *Fond de carte → Personnalisé*, coller `http://:8975/tiles/slope/{z}/{x}/{y}.png`. - **QGIS** — *XYZ Tiles → Nouvelle connexion* (même URL, zoom max 19), ou *WMS/WMTS → Nouveau* avec `http://:8975/tiles/wmts.xml`. - **uMap / MapLibre / Leaflet** — même gabarit XYZ, ou le TileJSON. - **OsmAnd** — source de tuiles en ligne, gabarit XYZ, zoom max 19. Le bouton **« Utiliser dans JOSM / QGIS »** de la carte affiche et copie ces URL pour la couche choisie. ## Pyramide complète générée d'avance Par défaut, **tous** les niveaux jusqu'au natif (19 en numérotation OSM standard = 0,2 m/px, servi en `18@2x` par l'interface) sont écrits sur disque en AVIF et générés d'avance par la maintenance de fond (sur une carte alimentée par l'amont : téléchargés depuis `LIDAR_MAPS_URL`). Aucun niveau n'est rendu à la volée : le rendu à la demande d'un Raspberry Pi (~170 ms par tuile, 3 à la fois) donnait 1,5 à 6 s par écran aux zooms 17–19. L'interface est plafonnée au zoom 19 (1 px écran = 1 px LiDAR) : jamais de tuile agrandie. Ordre de grandeur mesuré : ~110 000 tuiles @2x pour 3 240 dalles, dont 81 000 au niveau natif, ~5 Go. Stockage réduit (disque compté) : `LIDAR_TILE_CACHE_MAX_Z` plus bas et/ou `LIDAR_TILE_EVEN_LEVELS=1` (niveaux pairs seuls ; l'interface réduit alors les tuiles du niveau supérieur aux zooms impairs, les autres niveaux sont rendus à la volée avec un cache mémoire `LIDAR_TILE_MEMORY_CACHE_MB`). Une carte alimentée par un serveur de dalles amont (`LIDAR_SOURCE_URL`, cas du Pi) rapatrie et **garde localement** les sources de chaque dalle dès qu'elle apparaît (vignettes et quadrants 500 m ; la dalle entière, doublon de ses quadrants, n'est pas rapatriée), sans attendre de visite. Tous les niveaux restent disponibles quand le conteneur de rendu est éteint ; une source manquée pendant qu'il était éteint est reprise au scan suivant. ## Fiche de dalle et rose des vents Un clic sur la carte sélectionne la dalle LiDAR HD sous le curseur (cadre jaune en pointillés) et remplit l'onglet **Dalle** — nom, emprise Lambert 93, puis, si la dalle est rendue, la résolution, la date de génération et le recalage vertical des passes (faisceaux, décalages, correction des lignes) — qu'elle soit générée ou non, sans changer l'onglet affiché. Les informations IGN arrivent à part (`GET /api/map/ign?col&row`, catalogue STAC mis en cache dans `output/ign_meta/`) : date et heure du scan LiDAR, capteurs, mission, opérateur, date d'édition, procédé de classement, nombre de points et lien de téléchargement du nuage `.copc.laz` sur la géoplateforme. Un catalogue lent ou injoignable n'empêche jamais la sélection. Re-cliquer la même dalle (ou Échap) désélectionne. Quand le relief orienté est affiché, une rose des vents donne la couleur de chaque orientation de pente (même formule CIELAB que le rendu) ; la clarté porte le relief local (clair = bosse, sombre = creux). ## Affichage : relief et précision La carte ne sert que les couches de `PANEL_VIZ` (`index.py`) : le **relief orienté** (couche d'affichage principal, qui fusionne openness locale et orientation des pentes) et la **précision** (`densite_sol` : densité des points sol retenus pour le MNT). Les autres visualisations présentes sur disque ne sont ni listées ni servies en tuiles. Il n'y a plus de pile de couches. Le panneau propose trois modes, un clic chacun, ou la touche **P** pour passer au suivant : - **Relief** — le relief orienté seul ; - **Précision** — la densité seule, en 16 gris (échelle log fixe : niveau k à partir de 0,25 × 2^(k/2) pts/m², noir ≤ 0,35 ou aucun point, blanc ≥ 45) ; se lit comme une carte de fiabilité géométrique ; - **Comparer** — une barre glissante (souris ou doigt) sépare deux couches choisies dans deux menus (relief, précision ou fond OSM seul) de part et d'autre du curseur ; la même couche des deux côtés n'y ajoute aucune découpe. L'onglet Affichage porte aussi une **intensité du relief** (curseur 0,5×–2×, 1× par défaut) : un contraste de confort posé sur le conteneur de la couche affichée (`contrast()` CSS), mémorisé et partagé dans le lien (`&I=`, écrit seulement si ≠ 1×) mais jamais figé comme défaut serveur ni appliqué au PDF exporté (qui garde le rendu standard). Un bloc **Comment lire la carte**, repliable, reprend pour la ou les couches affichées le texte de lecture de `VIZ_LEGENDS` (aussi servi par `/api/map/meta` et le TileJSON). La légende de la précision (16 paliers, info-bulle en pts/m² sur chaque palier) s'affiche dès que la précision est visible, seule ou d'un côté de la barre Comparer. Les couches LiDAR vivent dans un conteneur **isolé** (`isolation: isolate`) : la barre ne découpe que les calques LiDAR, jamais le fond de carte. Le lien de partage transporte la couche principale, le mode, la comparaison et l'intensité : `#z/lat/lng&M=relief_oriente&P=compare&C=relief:precision:30&I=1.4&B=1:85:1` (`&C=gauche:droite:position%` seulement en mode Comparer). Les anciens liens de la pile (`&L=…`) et de l'ancien mode « les deux » (`&P=both:opacité`, opacité alors ignorée) s'ouvrent sans erreur, en mode relief. ### Figer la configuration Le bouton **★ Définir par défaut** enregistre l'affichage courant — couche principale, mode, fond de carte — dans `output/.map-defaults.json` (jamais l'intensité, réglage de confort propre à chaque navigateur). Tout navigateur sans réglage local part alors de cette configuration ; **↺ Réinitialiser** oublie l'état local et y revient. ```bash curl http://localhost:8975/api/map/defaults # configuration servie curl -X DELETE http://localhost:8975/api/map/defaults # retour au registre ``` Sans fichier enregistré, les défauts viennent du registre du pipeline (`DEFAULT_VIZ`, `PRECISION_VIZ`, `DEFAULT_VIEW_MODE` dans `index.py`). Les valeurs reçues sont filtrées : couche inconnue (ou la précision elle-même) refusée comme principale, mode validé, opacité du fond bornée à 0–1. Un fichier de l'ancienne pile (`order`/`on`/`blend`) est ignoré, sauf le fond. ## Export PDF (planche d'impression terrain) L'onglet **Export PDF** affiche les réglages (format A4/A3, paysage/portrait, échelle 1:1 000 à 1:10 000, titre optionnel) et, tant qu'il est ouvert, un **cadre jaune en pointillés** qui montre la zone qui sera imprimée (il disparaît en changeant d'onglet). Le cadre est **posé sur le terrain** : il se place au centre de la vue à l'ouverture (ou garde sa position précédente si elle est encore visible), la carte zoome pour le montrer en entier au-dessus du panneau, puis on navigue librement sans qu'il bouge. On le déplace en faisant glisser sa **poignée ✥** (souris ou doigt) ; au relâchement, la géométrie Lambert 93 exacte est recalculée (`GET /api/export/frame`) — un relâchement suivi d'un clic immédiat ne sélectionne pas de dalle (garde de 300 ms). « ⌖ Centrer ici » le ramène au centre de la vue, « ⤢ Voir le cadre » zoome dessus ; changer de format, d'orientation ou d'échelle recadre la vue. Les réglages et la position du cadre sont mémorisés dans `localStorage` du navigateur. **Exporter le PDF** télécharge la planche (`GET /api/export/pdf`), nommée `relief_{x_km}_{y_km}_1-{échelle}.pdf` (centre Lambert 93 en km, à trois décimales). La planche (module `lidar_pipeline/export_pdf.py`) est composée directement en Lambert 93 depuis les sources déjà rendues (pas de passage par les tuiles XYZ), puis dessinée en vectoriel (texte, grille, légende) avec `reportlab` — Pillow + pyproj + reportlab uniquement, **sans numpy** : elle tourne aussi bien sur l'image complète que sur l'image légère du Pi seul. Contenu : - la carte du **relief orienté**, recadrée à l'échelle demandée (300 dpi en A4, 250 dpi en A3 — borne la mémoire du Pi, ~36 Mo en A3) ; hors emprise des dalles disponibles, la zone reste blanche et hachurée ; - un **quadrillage Lambert 93** (pas 100 m aux échelles 1:1 000/1:2 000, 500 m au 1:5 000, 1 000 m au 1:10 000) gradué en marge, et les **coins WGS84** de la zone imprimée aux quatre angles ; - une **flèche du nord géographique** tenant compte de la convergence du méridien (la carte est orientée sur le nord du quadrillage L93, pas le nord géographique — l'écart est indiqué en degrés) ; - une **échelle graphique** (barre alternée) et l'**échelle numérique** ; - une **rose des orientations à 8 points** (N/NE/E/SE/S/SO/O/NO), même formule CIELAB que la rose de la fiche de dalle ; - le texte de légende du relief orienté, repris de `VIZ_LEGENDS` (source unique avec l'interface et le TileJSON) ; - un **encart qualité** : miniature de la densité de points sol (mailles 50 m, classes de couleur), chiffres clés (densité moyenne, maille la plus faible, part de surface interpolée, période d'acquisition), zones **hachurées en blanc** là où la qualité n'est pas renseignée, et une ligne « **Donnée manquante (sans relief)** » listant les dalles de la zone qui n'ont pas encore été générées ; - un cartouche : titre (par défaut, liste des dalles couvertes), échelle, format, dpi, centre L93, taille de la zone, date d'export et mention de source IGN. Un seul export PDF à la fois : un second appel pendant qu'un export tourne reçoit `429` (réessayer). L'export n'est **jamais délégué** à `LIDAR_GENERATION_URL` : contrairement à la génération de tuiles, la carte légère seule (Pi sans worker) sait exporter par elle-même, à partir des sources déjà rapatriées sur disque. > **Licence** — LiDAR HD est diffusé sous **Licence Ouverte 2.0** : > l'attribution IGN est obligatoire et doit rester visible chez le client. > Avant d'utiliser ces rendus comme calque de **saisie** dans OpenStreetMap, > vérifier la position de la communauté (OSM-FR) sur la source concernée. ## Comment une tuile est fabriquée 1. L'emprise de la tuile est convertie en Lambert 93 (échantillonnage 5×5 du contour : les bords ne sont pas droits en L93). 2. Les dalles de 1 km qui l'intersectent sont retrouvées par leur nom (`LHD_FXX_{col}_{row}` → X ∈ [col, col+1] km, Y ∈ [row−1, row] km). 3. Pour chacune, le **palier source** le plus grossier suffisant est choisi parmi ceux que le pipeline produit déjà : vignette `index_thumbs` (≈3,9 m/px), vignette intermédiaire `_mid` (1,56 m/px), quadrants `index_subtiles` (2500 px, 4× moins à décoder que la dalle) puis la dalle. Les trois dossiers sont scannés **indépendamment** : un cache partiel — une machine légère ne rapatrie que quadrants et vignettes, jamais les dalles entières — reste entièrement exploitable. 4. La fenêtre utile est découpée puis reprojetée par **transformation projective** (`Image.transform(..., PERSPECTIVE)`), dalle par dalle : le calage mesuré est inférieur au pixel. 5. Le résultat est encodé (PNG ou WebP) et écrit dans `output/index_xyz/{couche}/{z}/{x}/{y}[@2x].{ext}`. Aucune dépendance GDAL/PDAL : **Pillow + pyproj** uniquement. ### Cache et péremption - Une tuile en cache est resservie tant qu'**aucune dalle contributrice n'est plus récente qu'elle** : régénérer une dalle n'invalide que ses tuiles. - Une tuile sans donnée est mémorisée par un marqueur `.empty` — jamais recalculée. - Les images sources décodées sont gardées dans un petit cache LRU : le décodage AVIF domine le coût, les tuiles voisines le réutilisent. - Côté navigateur, l'interface ajoute `?v=` (mtime la plus récente) et reçoit alors un cache immuable ; les clients OSM utilisent l'URL nue, servie en revalidation courte. ### Mesures (dalles réelles 0,2 m, bloc 3×3 km, conteneur sans GPU) | | premier rendu | depuis le cache | |---|---|---| | z10–z14 | 50–200 ms | 3–9 ms | | z16–z18 (résolution native) | 46–130 ms | 3–9 ms | Poids d'une tuile de pente à z17, mesuré sur la même tuile : | encodage | poids | fidélité | |---|---|---| | PNG RGBA (défaut) | 210 Ko | sans perte | | PNG palettisé (`LIDAR_TILE_PNG_PALETTE=1`) | 55 Ko | écart moyen 5,8 niveaux | | WebP q78 (`…/{y}.webp`) | 38 Ko | avec perte, visuellement propre | Le PNG canonique reste **sans perte** par défaut : ces rendus servent à l'interprétation, pas à l'illustration. Pour un usage en fond d'imagerie où le débit compte, deux leviers : demander l'URL `.webp` (les clients qui la supportent : QGIS, iD, MapLibre, uMap) ou activer `LIDAR_TILE_PNG_PALETTE=1`. Contrôles de calage effectués sur données réelles : un chemin OSM se superpose exactement à la trace visible dans la couche de pente, et l'écart de couture entre tuiles voisines reste **inférieur au bruit naturel du terrain** (écart mesuré 35–53 niveaux contre une médiane de 49–53 entre deux colonnes voisines prises au hasard dans la même tuile). ## Charge et petites machines Le service est borné à chaque étage, rien n'est illimité : | Étage | Défaut | Réglage | |---|---|---| | Rendus simultanés | 2 | `LIDAR_TILE_WORKERS` | | Téléchargements de dalles simultanés | 2 | `LIDAR_TILE_FETCH_WORKERS` | | Même tuile demandée en parallèle | 1 rendu, les autres attendent son résultat | — | | Mémoire des sources décodées | 192 Mo | `LIDAR_TILE_SOURCE_CACHE_MB` | Les requêtes en excès attendent le sémaphore **avant** tout décodage : elles ne consomment ni CPU ni mémoire. Un navigateur en HTTP/1.1 n'ouvre de toute façon que 6 connexions par origine, toutes couches confondues ; derrière un proxy HTTP/2 ce plafond disparaît et seuls ces réglages tiennent la charge. Le pré-chauffage (`/api/map/warm`) est séquentiel : il ne peut pas saturer la machine, seulement prendre du temps. Sur un Raspberry Pi 2 Go, `LIDAR_TILE_WORKERS=1` et `LIDAR_TILE_SOURCE_CACHE_MB=64` restent confortables. ## Cache seule + maintenance de fond (petit Raspberry Pi) Sur une machine qui ne doit jamais calculer au fil de la navigation (un Pi qui tient aussi d'autres services), deux variables inversent la charge : ```yaml environment: - LIDAR_TILE_CACHE_ONLY=1 # la navigation ne rend plus rien - LIDAR_TILE_BACKGROUND=1 # une tâche de fond entretient la pyramide ``` - **`LIDAR_TILE_CACHE_ONLY=1`** — une tuile absente ou périmée est servie transparente avec `X-Tile-Pending: 1` et `Cache-Control: no-store` (le navigateur la redemande : dès que la maintenance l'a rendue, elle apparaît). Plus aucun rendu local sur le chemin des requêtes ; avec `LIDAR_MAPS_URL`, une tuile manquante (pas encore passée par la maintenance) y est rapatriée — un téléchargement de quelques dizaines de Ko, mis en cache — puis servie : la navigation couvre tous les zooms sans jamais calculer sur la petite machine. - **`LIDAR_TILE_BACKGROUND=1`** — un sondeur rescane les dalles à intervalle régulier (`LIDAR_TILE_BACKGROUND_INTERVAL`, 120 s) ; chaque dalle nouvelle ou régénérée (le worker vient de produire, le cache à la demande vient de rapatrier) met sa pyramide en file d'attente. Des rendeurs à basse priorité (`os.nice`) la vident au rythme d'une tuile par `LIDAR_TILE_BACKGROUND_PAUSE` seconde (1 s). Premier démarrage : TOUTES les dalles sont inconnues, la pyramide se reconstruit entière — les tuiles déjà fraîches ne coûtent qu'un `stat`. Les niveaux partent en file du plus petit zoom au plus grand : la carte se remplit d'abord grossièrement. | Variable | Défaut | Rôle | |---|---|---| | `LIDAR_TILE_BACKGROUND_MAX_Z` | natif (`18` en @2x, `19` en 256 px) | niveau maximal entretenu en fond, numérotation des URL | | `LIDAR_TILE_BACKGROUND_SCALE` | `2` | tuiles entretenues : 2 = 512 px (celles de l'interface) | | `LIDAR_TILE_BACKGROUND_FMT` | `webp` | format des tuiles entretenues (celui de l'interface) | | `LIDAR_TILE_BACKGROUND_PAUSE` | `1.0` | pause (s) entre deux rendus — le levier de la discrétion | | `LIDAR_TILE_BACKGROUND_INTERVAL` | `120` | secondes entre deux scans des dalles | | `LIDAR_TILE_BACKGROUND_QUEUE_MAX` | `65536` | file d'attente bornée — chaque dalle mémorise la première tuile refusée faute de place et reprend de là aux scans suivants, jusqu'à ce que toute sa pyramide soit passée | Pilotage : `GET /api/map/background` (état, compteurs, file), `POST /api/map/background` (scan immédiat), `POST /api/map/warm` (pré-calcul manuel exhaustif, tous zooms/formats, cf. ci-dessous). Enfin, plafonner le conteneur lui-même (`mem_limit` + `memswap_limit` dans un override compose) garantit qu'un rendu déréglé ne peut plus emporter la machine : le tueur OOM ne toucherait que `lidar-maps`. ## Pré-chauffage ```bash curl -X POST http://localhost:8975/api/map/warm \ -H 'Content-Type: application/json' \ -d '{"layers": ["slope"], "z_min": 10, "z_max": 16}' curl http://localhost:8975/api/map/warm # avancement / compte rendu ``` Sans `bounds`, l'emprise des dalles disponibles est utilisée. Utile après un gros run pour que la première consultation soit instantanée. ## Deux machines Deux amonts complémentaires, selon ce que la machine locale possède. `LIDAR_SOURCE_URL` désigne la **webapp du pipeline** (port 8973) : l'inventaire des dalles vient de son `/api/tiles` et chaque image source est rapatriée au premier rendu qui en a besoin. Le conteneur carte démarre alors sans aucune donnée locale et sert tout le catalogue distant : ```bash docker run -d --name lidar-maps --network host \ -e LIDAR_SOURCE_URL=http://127.0.0.1:8973 \ -e LIDAR_OUTPUT_DIR=/data/output -e LIDAR_PORT=8975 \ -v "$PWD/output-maps:/data/output" --user "$(id -u):$(id -g)" lidar-maps ``` Mesuré sur 849 dalles réelles servies par un tunnel SSH : première tuile d'une zone 0,9–3,2 s (téléchargement d'un quadrant de 1,8 Mo compris), puis **~1 ms** depuis le cache local, qui ne garde que ce qui a été consulté. `LIDAR_MAPS_URL` désigne un serveur de tuiles amont (machine de traitement) : une tuile absente localement y est rapatriée (quelques dizaines de Ko) puis mise en cache — au lieu de rapatrier les dalles entières. Un disjoncteur suspend les tentatives 2 minutes après 3 échecs consécutifs : carte consultable même worker éteint. ## Variables d'environnement | Variable | Défaut | Rôle | |---|---|---| | `LIDAR_OUTPUT_DIR` | `/data/output` | dalles lues, cache `index_xyz/` écrit | | `LIDAR_PORT` | `8975` | port d'écoute | | `LIDAR_SOURCE_URL` | — | webapp du pipeline : inventaire + dalles rapatriées à la demande | | `LIDAR_SOURCE_TOKEN` | — | jeton si la webapp amont exige `LIDAR_API_TOKEN` | | `LIDAR_MAPS_URL` | — | serveur de tuiles amont (carte déportée) | | `LIDAR_ATTRIBUTION` | LiDAR HD © IGN | mention servie (TileJSON, WMTS, JOSM, carte) | | `LIDAR_TILE_PNG_PALETTE` | — | `1` : PNG palettisé (~4× plus léger, écart ~6 niveaux) | | `LIDAR_TILE_SOURCE_CACHE_MB` | `192` | budget mémoire du cache d'images sources décodées | | `LIDAR_TILE_WORKERS` | `2` | rendus de tuiles simultanés | | `LIDAR_TILE_FETCH_WORKERS` | `2` | téléchargements de dalles simultanés (mode `LIDAR_SOURCE_URL`) | | `LIDAR_SSL_CERTFILE` / `LIDAR_SSL_KEYFILE` | — | HTTPS direct (GPS sur téléphone) | ## Dépannage - **Carte vide, `layers: 0`** (`curl /healthz`) : aucun rendu dans `output/visualisations/`, ou dossier monté au mauvais endroit. - **Tuiles transparentes partout** : zoom hors plage (5–19) ou zone sans dalle ; l'en-tête `X-Tile-Empty` le confirme. - **Première consultation lente** : normal, chaque tuile est rendue une fois — pré-chauffer (ci-dessus). - **JOSM refuse l'URL** : utiliser le gabarit `{zoom}/{x}/{y}` (JOSM) et non `{z}/{x}/{y}` (Leaflet/QGIS). - **Couche absente du menu** : elle n'existe pas sur disque pour ces dalles — `/api/map/meta` liste ce qui est réellement disponible. ## Références - `lidar_pipeline/tiles.py` — grille, reprojection, cache, pré-chauffage. - `lidar_pipeline/mapserve.py` — routes tuiles/TileJSON/WMTS/JOSM et API carte. - `lidar_pipeline/web/map.{html,css,js}` — interface (panneau à onglets, Leaflet `L.tileLayer`, LOD natif), relue par `lidar_pipeline/mapui.py`. - `Dockerfile.maps`, `docker-compose.maps.yml`, `./run.sh --serve-maps`.