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lidar_rendu/docs/MAPS.md
Antoine Jacquin 434b7f12fd Mettre à jour la pyramide pendant le rendu et réduire son stockage
Le pipeline régénère l'inventaire après chaque dalle par défaut (tous
lanceurs, sauf --no-index), avec une passe différée quand l'anti-rebond
ignore une dalle. La carte surveille l'inventaire toutes les 10 s et place
les tuiles des dalles modifiées en tête de file de maintenance : la
pyramide suit le rendu au lieu d'attendre la fin du lot.

Stockage réduit pour le Raspberry Pi : seuls les niveaux standard pairs
jusqu'à z16 sont écrits sur disque, en AVIF ; les autres, dont le niveau
le plus fin (~75 % de la pyramide), sont rendus à la volée avec un cache
mémoire, y compris en mode cache seule. L'interface ne demande que les
niveaux pairs et réduit ceux du niveau supérieur aux zooms impairs.
Mesuré sur 8 dalles : ~24 Mo de pyramide avant, 1,2 Mo après.

Co-Authored-By: Claude Opus 5.5 <noreply@anthropic.com>
2026-09-27 02:31:11 +02:00

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# Carte à tuiles XYZ (image `lidar-maps`)
Carte « slippy » classique — même schéma de tuiles que Google Maps et
**OpenStreetMap** — servie par une image légère dédiée. Les rendus du pipeline
deviennent ainsi un **fond d'imagerie réutilisable** dans JOSM, iD, QGIS, uMap,
MapLibre ou OsmAnd, en plus de l'interface de consultation fournie.
C'est la SEULE interface web du projet (l'ancienne webapp historique a été
retirée) : elle embarque aussi la **génération de tuiles** — locale sur
l'image complète (worker, `./run.sh --serve`), déléguée via
`LIDAR_GENERATION_URL` sur la machine légère (cf. `docs/DEPLOY_WEBAPP.md`).
```bash
docker compose -f docker-compose.maps.yml up -d --build # http://localhost:8975/
docker compose -f docker-compose.maps.yml logs -f maps
./run.sh --serve-maps # équivalent en conteneur au premier plan
```
## Générer des tuiles depuis la carte
- **+ Zone** (barre d'outils) — dessiner un rectangle : les dalles LHD de 1 km
qui l'intersectent sont téléchargées depuis la géoplateforme IGN puis
traitées (0,2 m, options ci-dessous) ; les zones et clics successifs
s'additionnent ;
- **⤒ Compléter** — toutes les dalles déjà présentes dans `input/` qui
manquent au moins une des couches demandées ;
- **↻ Générer cette dalle** (fiche d'infos au clic) — une dalle précise,
même sans données existantes.
Options du run : couches visées (défaut : les couches du panneau) et
régénération forcée. La classification du sol (IGN, sol seul) et le raccord
des bords (bande de 100 m prise aux dalles voisines) sont imposés : aucun
réglage. Une demande lancée pendant un run part en **file
d'attente** (persistée, jamais de coupure du travail en place) ; la
progression s'affiche dalle par dalle (cadres orange = rendu en cours, bleu =
en attente, rouge = échec) avec journal et bouton **Arrêter** (SIGTERM puis
SIGKILL). Pendant le run, chaque dalle terminée apparaît sur la carte : l'inventaire
est mis à jour après chaque dalle et la maintenance de pyramide traite ses
tuiles en priorité (surveillance toutes les 10 s).
Les boutons sont masqués si le navigateur vient d'une IP hors
`LIDAR_REGEN_CIDR` (défaut : localhost + plages privées RFC1918) ou si aucun
backend de génération n'existe (image légère sans `LIDAR_GENERATION_URL`).
Sur la machine légère, tout est transmis au worker
(`LIDAR_GENERATION_URL`), qui exécute le pipeline complet ; ses dalles sont
rapatriées à la demande par l'inventaire `/api/tiles` + les statiques
versionnées (`LIDAR_SOURCE_URL`).
## Contrat de tuilage
| Point | Valeur |
|---|---|
| Projection | EPSG:3857, schéma XYZ OSM (origine nord-ouest, `y` vers le sud) |
| URL canonique | `/tiles/{couche}/{z}/{x}/{y}.png` — 256 px, PNG RGBA |
| Variante haute densité | `/tiles/{couche}/{z}/{x}/{y}@2x.webp` — 512 px (interface interne) |
| Zooms | 5 → 19 natif (0,2 m/px ≈ z19 en France) ; au-delà, sur-zoom côté client |
| Hors emprise | tuile entièrement transparente (superposable), en-tête `X-Tile-Empty: 1` |
| En attente (cache seule) | tuile transparente, en-têtes `X-Tile-Empty: 1` + `X-Tile-Pending: 1`, jamais mémorisée par le navigateur |
| CORS | `Access-Control-Allow-Origin: *` sur `/tiles/*` |
| Attribution | `LIDAR_ATTRIBUTION`, défaut « LiDAR HD © IGN — Licence Ouverte 2.0 » |
Découverte : `/tiles/{couche}.json` (TileJSON 3.0.0), `/tiles/wmts.xml`
(WMTS 1.0.0, grille `GoogleMapsCompatible`), `/tiles/josm.imagery.xml`
(toutes les couches d'un coup dans JOSM).
## Utiliser les tuiles ailleurs
- **JOSM** — *Imagery → Imagery preferences → + TMS*, coller
`http://<hôte>:8975/tiles/slope/{zoom}/{x}/{y}.png`. Pour tout ajouter d'un
coup : *Imagery preferences → Offline/Custom → Add imagery source XML* avec
`http://<hôte>:8975/tiles/josm.imagery.xml`.
- **iD** — *Fond de carte → Personnalisé*, coller
`http://<hôte>:8975/tiles/slope/{z}/{x}/{y}.png`.
- **QGIS** — *XYZ Tiles → Nouvelle connexion* (même URL, zoom max 19), ou
*WMS/WMTS → Nouveau* avec `http://<hôte>:8975/tiles/wmts.xml`.
- **uMap / MapLibre / Leaflet** — même gabarit XYZ, ou le TileJSON.
- **OsmAnd** — source de tuiles en ligne, gabarit XYZ, zoom max 19.
Le bouton **« Utiliser dans JOSM / QGIS »** de la carte affiche et copie ces
URL pour la couche choisie.
## Stockage réduit de la pyramide
Pour une petite machine (Raspberry Pi 5), la pyramide n'écrit sur disque que
les niveaux **pairs** en numérotation OSM standard, jusqu'à
`LIDAR_TILE_CACHE_MAX_Z` (16), en AVIF. Les autres niveaux, dont le plus fin
qui pèse à lui seul environ 75 % de la pyramide, sont rendus à la volée
depuis les sous-tuiles, avec un cache mémoire (`LIDAR_TILE_MEMORY_CACHE_MB`,
64 Mo), y compris en mode cache seule. L'interface ne demande que les niveaux
pairs : à un zoom impair, elle réduit les tuiles du niveau supérieur (nettes).
Mesuré sur 8 dalles : environ 24 Mo de pyramide avant, 1,2 Mo après.
`LIDAR_TILE_EVEN_LEVELS=0` rétablit le stockage de tous les niveaux.
## Fiche de dalle et rose des vents
Un clic sur la carte sélectionne la dalle LiDAR HD sous le curseur (cadre
jaune en pointillés), qu'elle soit générée ou non. La fiche s'affiche tout de
suite avec le nom, l'emprise Lambert 93, puis, si la dalle est rendue, la
résolution, la date de génération et le recalage vertical des passes
(faisceaux, décalages, correction des lignes). Les informations IGN arrivent
à part (`GET /api/map/ign?col&row`, catalogue STAC mis en cache dans
`output/ign_meta/`) : date et heure du scan LiDAR, capteurs, mission,
opérateur, date d'édition, procédé de classement, nombre de points et lien de
téléchargement du nuage `.copc.laz` sur la géoplateforme. Un catalogue lent
ou injoignable n'empêche jamais la sélection.
Quand le relief orienté est affiché, une rose des vents donne la couleur de
chaque orientation de pente (même formule CIELAB que le rendu) ; la clarté
porte le relief local (clair = bosse, sombre = creux).
## Pile de couches
La carte ne sert que les couches de `PANEL_VIZ` (`index.py`) : aujourd'hui le
seul **relief orienté**, qui fusionne openness locale et orientation des pentes
en une image. Les autres visualisations présentes sur disque ne sont ni listées
ni servies en tuiles.
Chaque couche du panneau porte trois réglages, tous persistés et transportés
par le lien de partage :
- **ordre** — poignée ⠿ en glisser-déposer, ou boutons ▲▼ (les seuls
utilisables au doigt). La liste est encadrée par « Haut de pile — devant » et
« Bas de pile — derrière ». Pendant un glisser, la destination est explicite :
la ligne tirée s'estompe et une **barre d'insertion** marque le point de
chute, au-dessus ou en dessous de la ligne survolée selon la moitié visée ;
à l'arrivée, la couche déplacée clignote brièvement et est ramenée dans le
champ de vision ;
- **opacité** — curseur par couche ;
- **mode de fusion** — `mix-blend-mode` CSS : Normal, Produit, Écran,
Superposé, Doux, Lumière crue, Différence, Luminosité. La superposition ne se
réduit donc pas à de la transparence : « Produit » pose un ombrage sur une
rampe de couleur sans la délaver, « Superposé » creuse le contraste local,
« Différence » fait ressortir les écarts entre deux couches.
### Figer la configuration
Le bouton **★ Définir par défaut** enregistre l'état courant — ordre, couches
allumées, opacités, modes de fusion, fond de carte et fusion de la pile — dans
`output/.map-defaults.json`. Tout navigateur sans réglage local part alors de
cette configuration ; **↺ Réinitialiser** oublie l'état local et y revient.
```bash
curl http://localhost:8975/api/map/defaults # configuration servie
curl -X DELETE http://localhost:8975/api/map/defaults # retour au registre
```
Sans fichier enregistré, les défauts viennent du registre du pipeline
(`DEFAULT_LAYERS`, `DEFAULT_OPACITY`, `DEFAULT_BLEND` dans `index.py`). Les
valeurs reçues sont filtrées : couches inconnues écartées, opacités bornées à
0–1, modes de fusion validés.
Les couches LiDAR vivent dans un conteneur **isolé** (`isolation: isolate`) :
les fusions agissent entre elles, jamais sur le fond de carte à travers les
zones sans donnée. La fusion de la **pile entière sur le fond** se règle à
part, en bas du panneau.
> **Licence** — LiDAR HD est diffusé sous **Licence Ouverte 2.0** :
> l'attribution IGN est obligatoire et doit rester visible chez le client.
> Avant d'utiliser ces rendus comme calque de **saisie** dans OpenStreetMap,
> vérifier la position de la communauté (OSM-FR) sur la source concernée.
## Comment une tuile est fabriquée
1. L'emprise de la tuile est convertie en Lambert 93 (échantillonnage 5×5 du
contour : les bords ne sont pas droits en L93).
2. Les dalles de 1 km qui l'intersectent sont retrouvées par leur nom
(`LHD_FXX_{col}_{row}` → X ∈ [col, col+1] km, Y ∈ [row−1, row] km).
3. Pour chacune, le **palier source** le plus grossier suffisant est choisi
parmi ceux que le pipeline produit déjà : vignette `index_thumbs`
(≈3,9 m/px), vignette intermédiaire `_mid` (1,56 m/px), quadrants
`index_subtiles` (2500 px, 4× moins à décoder que la dalle) puis la dalle.
Les trois dossiers sont scannés **indépendamment** : un cache partiel — une
machine légère ne rapatrie que quadrants et vignettes, jamais les dalles
entières — reste entièrement exploitable.
4. La fenêtre utile est découpée puis reprojetée par **transformation
projective** (`Image.transform(..., PERSPECTIVE)`), dalle par dalle : le
calage mesuré est inférieur au pixel.
5. Le résultat est encodé (PNG ou WebP) et écrit dans
`output/index_xyz/{couche}/{z}/{x}/{y}[@2x].{ext}`.
Aucune dépendance GDAL/PDAL : **Pillow + pyproj** uniquement.
### Cache et péremption
- Une tuile en cache est resservie tant qu'**aucune dalle contributrice n'est
plus récente qu'elle** : régénérer une dalle n'invalide que ses tuiles.
- Une tuile sans donnée est mémorisée par un marqueur `.empty` — jamais
recalculée.
- Les images sources décodées sont gardées dans un petit cache LRU : le
décodage AVIF domine le coût, les tuiles voisines le réutilisent.
- Côté navigateur, l'interface ajoute `?v=<stamp>` (mtime la plus récente) et
reçoit alors un cache immuable ; les clients OSM utilisent l'URL nue, servie
en revalidation courte.
### Mesures (dalles réelles 0,2 m, bloc 3×3 km, conteneur sans GPU)
| | premier rendu | depuis le cache |
|---|---|---|
| z10–z14 | 50–200 ms | 3–9 ms |
| z16–z18 (résolution native) | 46–130 ms | 3–9 ms |
Poids d'une tuile de pente à z17, mesuré sur la même tuile :
| encodage | poids | fidélité |
|---|---|---|
| PNG RGBA (défaut) | 210 Ko | sans perte |
| PNG palettisé (`LIDAR_TILE_PNG_PALETTE=1`) | 55 Ko | écart moyen 5,8 niveaux |
| WebP q78 (`…/{y}.webp`) | 38 Ko | avec perte, visuellement propre |
Le PNG canonique reste **sans perte** par défaut : ces rendus servent à
l'interprétation, pas à l'illustration. Pour un usage en fond d'imagerie où le
débit compte, deux leviers : demander l'URL `.webp` (les clients qui la
supportent : QGIS, iD, MapLibre, uMap) ou activer `LIDAR_TILE_PNG_PALETTE=1`.
Contrôles de calage effectués sur données réelles : un chemin OSM se superpose
exactement à la trace visible dans la couche de pente, et l'écart de couture
entre tuiles voisines reste **inférieur au bruit naturel du terrain** (écart
mesuré 35–53 niveaux contre une médiane de 49–53 entre deux colonnes voisines
prises au hasard dans la même tuile).
## Charge et petites machines
Le service est borné à chaque étage, rien n'est illimité :
| Étage | Défaut | Réglage |
|---|---|---|
| Rendus simultanés | 2 | `LIDAR_TILE_WORKERS` |
| Téléchargements de dalles simultanés | 2 | `LIDAR_TILE_FETCH_WORKERS` |
| Même tuile demandée en parallèle | 1 rendu, les autres attendent son résultat | — |
| Mémoire des sources décodées | 192 Mo | `LIDAR_TILE_SOURCE_CACHE_MB` |
Les requêtes en excès attendent le sémaphore **avant** tout décodage : elles ne
consomment ni CPU ni mémoire. Un navigateur en HTTP/1.1 n'ouvre de toute façon
que 6 connexions par origine, toutes couches confondues ; derrière un proxy HTTP/2 ce plafond disparaît et seuls ces réglages tiennent la charge.
Le pré-chauffage (`/api/map/warm`) est séquentiel : il ne peut pas saturer la
machine, seulement prendre du temps.
Sur un Raspberry Pi 2 Go, `LIDAR_TILE_WORKERS=1` et
`LIDAR_TILE_SOURCE_CACHE_MB=64` restent confortables.
## Cache seule + maintenance de fond (petit Raspberry Pi)
Sur une machine qui ne doit jamais calculer au fil de la navigation (un Pi qui
tient aussi d'autres services), deux variables inversent la charge :
```yaml
environment:
- LIDAR_TILE_CACHE_ONLY=1 # la navigation ne rend plus rien
- LIDAR_TILE_BACKGROUND=1 # une tâche de fond entretient la pyramide
```
- **`LIDAR_TILE_CACHE_ONLY=1`** — une tuile absente ou périmée est servie
transparente avec `X-Tile-Pending: 1` et `Cache-Control: no-store` (le
navigateur la redemande : dès que la maintenance l'a rendue, elle apparaît).
Plus aucun rendu local sur le chemin des requêtes ; avec `LIDAR_MAPS_URL`,
une tuile manquante (ex. zoom au-delà de `LIDAR_TILE_BACKGROUND_MAX_Z`)
y est rapatriée — un téléchargement de quelques dizaines de Ko, mis en
cache — puis servie : la navigation couvre tous les zooms sans jamais
calculer sur la petite machine.
- **`LIDAR_TILE_BACKGROUND=1`** — un sondeur rescane les dalles à intervalle
régulier (`LIDAR_TILE_BACKGROUND_INTERVAL`, 120 s) ; chaque dalle nouvelle ou
régénérée (le worker vient de produire, le cache à la demande vient de
rapatrier) met sa pyramide en file d'attente. Des rendeurs à basse priorité
(`os.nice`) la vident au rythme d'une tuile par
`LIDAR_TILE_BACKGROUND_PAUSE` seconde (1 s). Premier démarrage : TOUTES les
dalles sont inconnues, la pyramide se reconstruit entière — les tuiles déjà
fraîches ne coûtent qu'un `stat`. Les niveaux partent en file du plus petit
zoom au plus grand : la carte se remplit d'abord grossièrement.
| Variable | Défaut | Rôle |
|---|---|---|
| `LIDAR_TILE_BACKGROUND_MAX_Z` | `16` | niveau maximal entretenu en fond (le natif 17–19 reste au pré-chauffage manuel) |
| `LIDAR_TILE_BACKGROUND_SCALE` | `2` | tuiles entretenues : 2 = 512 px (celles de l'interface) |
| `LIDAR_TILE_BACKGROUND_FMT` | `webp` | format des tuiles entretenues (celui de l'interface) |
| `LIDAR_TILE_BACKGROUND_PAUSE` | `1.0` | pause (s) entre deux rendus — le levier de la discrétion |
| `LIDAR_TILE_BACKGROUND_INTERVAL` | `120` | secondes entre deux scans des dalles |
| `LIDAR_TILE_BACKGROUND_QUEUE_MAX` | `65536` | file d'attente bornée (au-delà : ignoré jusqu'au prochain scan) — une entrée ne coûte que quelques octets |
Pilotage : `GET /api/map/background` (état, compteurs, file), `POST
/api/map/background` (scan immédiat), `POST /api/map/warm` (pré-calcul manuel
exhaustif, tous zooms/formats, cf. ci-dessous). Enfin, plafonner le conteneur
lui-même (`mem_limit` + `memswap_limit` dans un override compose) garantit
qu'un rendu déréglé ne peut plus emporter la machine : le tueur OOM ne
toucherait que `lidar-maps`.
## Pré-chauffage
```bash
curl -X POST http://localhost:8975/api/map/warm \
-H 'Content-Type: application/json' \
-d '{"layers": ["slope"], "z_min": 10, "z_max": 16}'
curl http://localhost:8975/api/map/warm # avancement / compte rendu
```
Sans `bounds`, l'emprise des dalles disponibles est utilisée. Utile après un
gros run pour que la première consultation soit instantanée.
## Deux machines
Deux amonts complémentaires, selon ce que la machine locale possède.
`LIDAR_SOURCE_URL` désigne la **webapp du pipeline** (port 8973) : l'inventaire
des dalles vient de son `/api/tiles` et chaque image source est rapatriée au
premier rendu qui en a besoin. Le conteneur carte démarre alors sans aucune
donnée locale et sert tout le catalogue distant :
```bash
docker run -d --name lidar-maps --network host \
-e LIDAR_SOURCE_URL=http://127.0.0.1:8973 \
-e LIDAR_OUTPUT_DIR=/data/output -e LIDAR_PORT=8975 \
-v "$PWD/output-maps:/data/output" --user "$(id -u):$(id -g)" lidar-maps
```
Mesuré sur 849 dalles réelles servies par un tunnel SSH : première tuile d'une
zone 0,9–3,2 s (téléchargement d'un quadrant de 1,8 Mo compris), puis **~1 ms**
depuis le cache local, qui ne garde que ce qui a été consulté.
`LIDAR_MAPS_URL` désigne un serveur de tuiles amont (machine de traitement) :
une tuile absente localement y est rapatriée (quelques dizaines de Ko) puis
mise en cache — au lieu de rapatrier les dalles entières. Un disjoncteur
suspend les tentatives 2 minutes après 3 échecs consécutifs : carte
consultable même worker éteint.
## Variables d'environnement
| Variable | Défaut | Rôle |
|---|---|---|
| `LIDAR_OUTPUT_DIR` | `/data/output` | dalles lues, cache `index_xyz/` écrit |
| `LIDAR_PORT` | `8975` | port d'écoute |
| `LIDAR_SOURCE_URL` | — | webapp du pipeline : inventaire + dalles rapatriées à la demande |
| `LIDAR_SOURCE_TOKEN` | — | jeton si la webapp amont exige `LIDAR_API_TOKEN` |
| `LIDAR_MAPS_URL` | — | serveur de tuiles amont (carte déportée) |
| `LIDAR_ATTRIBUTION` | LiDAR HD © IGN | mention servie (TileJSON, WMTS, JOSM, carte) |
| `LIDAR_TILE_PNG_PALETTE` | — | `1` : PNG palettisé (~4× plus léger, écart ~6 niveaux) |
| `LIDAR_TILE_SOURCE_CACHE_MB` | `192` | budget mémoire du cache d'images sources décodées |
| `LIDAR_TILE_WORKERS` | `2` | rendus de tuiles simultanés |
| `LIDAR_TILE_FETCH_WORKERS` | `2` | téléchargements de dalles simultanés (mode `LIDAR_SOURCE_URL`) |
| `LIDAR_SSL_CERTFILE` / `LIDAR_SSL_KEYFILE` | — | HTTPS direct (GPS sur téléphone) |
## Dépannage
- **Carte vide, `layers: 0`** (`curl /healthz`) : aucun rendu dans
`output/visualisations/`, ou dossier monté au mauvais endroit.
- **Tuiles transparentes partout** : zoom hors plage (5–19) ou zone sans
dalle ; l'en-tête `X-Tile-Empty` le confirme.
- **Première consultation lente** : normal, chaque tuile est rendue une fois —
pré-chauffer (ci-dessus).
- **JOSM refuse l'URL** : utiliser le gabarit `{zoom}/{x}/{y}` (JOSM) et non
`{z}/{x}/{y}` (Leaflet/QGIS).
- **Couche absente du menu** : elle n'existe pas sur disque pour ces dalles —
`/api/map/meta` liste ce qui est réellement disponible.
## Références
- `lidar_pipeline/tiles.py` — grille, reprojection, cache, pré-chauffage.
- `lidar_pipeline/mapserve.py` — routes tuiles/TileJSON/WMTS/JOSM et API carte.
- `lidar_pipeline/mapui.py` — interface (Leaflet `L.tileLayer`, LOD natif).
- `Dockerfile.maps`, `docker-compose.maps.yml`, `./run.sh --serve-maps`.