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lidar_rendu/docs/DEPLOY_WEBAPP.md

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Déploiement webapp légère + machine de traitement

Architecture deux machines : la webapp (carte interactive, vignettes, API) tourne sur un Raspberry Pi ; la génération de tuiles (téléchargement IGN, PDAL, GPU) tourne sur une machine puissante. Les deux exécutent le même code (lidar_pipeline.webapp), dans deux images Docker différentes.

Navigateur ──HTTP──▶ Raspberry Pi (image légère, Dockerfile.webapp)
                       │  sert carte + vignettes (régénérées localement)
                       │  /api/generate, /api/preview, /api/status
                       │     └─ transmis à ──▶ machine de traitement
                       │  /api/sync : rebuild local (tuiles servies à la demande)
                       ▼
                  Machine de traitement (image complète,
                  docker-compose.worker.yml service `worker`) :
                  téléchargement IGN + pipeline GPU (générateur de tuiles)

Machine de traitement (générateur de tuiles)

Le service worker joue le rôle de générateur : il accepte les demandes de génération envoyées par les webapp distantes (téléchargement IGN + traitement PDAL/GPU) et expose les tuiles produites, servies à la demande par les webapp.

docker compose -f docker-compose.worker.yml up -d --build   # API sur http://<ip-machine>:8973
docker compose -f docker-compose.worker.yml logs -f worker

Traitement batch ponctuel des dalles déjà présentes dans input/ :

docker compose -f docker-compose.worker.yml run --rm --build process [-r 0.5,0.2 | --force]

Sur une machine sans GPU : retirer les lignes gpus: all (traitement CPU, plus lent). Optionnel mais recommandé si le réseau n'est pas de confiance : protéger l'API avec un jeton partagé — décommenter dans docker-compose.worker.yml :

environment:
  - LIDAR_API_TOKEN=un-secret-à-partager

Raspberry Pi (webapp légère)

0. Prérequis sur le Pi

  • Architecture : image construite nativement sur la machine (ARM64 ou x86_64, vérifier avec uname -m). Le build se fait sur le Pi lui-même (Dockerfile.webapp : base python:3.12-slim, ~200 Mo, sans PDAL/GDAL).
  • Docker + plugin compose : installation officielle docs.docker.com/engine/install (tester avec docker compose version).
  • Clé SSH côté hôte : montée dans le conteneur pour le déploiement et le git pull distant (le rsync de tuiles, supprimé, n'en avait pas besoin).
  • Espace disque : prévoir la taille du cache de tuiles (compter la taille de output/ sur la machine de traitement, ~quelques dizaines de Mo par dalle et par résolution).

1. Copier le code sur le Pi (git clone)

git clone ssh://git@git.example.fr:2222/code_public/lidar_rendu.git lidar
cd lidar

Le clone SSH utilise la clé de l'hôte (~/.ssh, section 2). Si le serveur git n'est pas encore connu, faire une première connexion pour accepter son empreinte. output/ et input/ sont ignorés par git : le dépôt ne contient que le code, le cache de tuiles se remplit à la demande depuis la machine de traitement (section 4).

2. Accès SSH (déploiement)

Le rsync ayant été retiré, le SSH ne sert plus à ramener les tuiles (elles
sont servies à la demande, section 4). Il sert au déploiement et au support
se connecter à la machine de traitement pour y inspecter output/ ou y déposer des tuiles manuellement.
ssh-keygen -t ed25519                     # si pas encore de clé
ssh-copy-id lidar@<ip-machine>            # compte sur la machine de traitement
ssh lidar@<ip-machine> exit               # 1re connexion : enregistre known_hosts

La dernière commande évite le prompt « authenticity of host » en connexion non interactive (le conteneur ne peut pas répondre).

Le cache de tuiles du Pi se remplit à la demande depuis la machine de traitement ; ce compte SSH sert à l'inspecter ou à y déposer des tuiles manuellement si besoin.

Avec serve-webapp.sh et run.sh, la clé SSH de l'hôte (~/.ssh, clé + known_hosts) est montée automatiquement en lecture seule dans le conteneur ; avec docker compose, le montage équivalent est à décommenter dans docker-compose.webapp.yml (voir l'option c ci-dessous). Le wrapper local ssh (agent forwarding) simplifie ces connexions.

3. Configurer et lancer

Trois façons, au choix :

a. serve-webapp.sh (recommandé) — script de gestion de la stack. Il pilote docker compose et charge automatiquement docker-compose.webapp.override.yml s'il existe : les labels Traefik et le volume réel de l'override sont préservés. La configuration vit dans webapp.env (copie du modèle, non versionné) :

cp webapp.env.example webapp.env
nano webapp.env        # LIDAR_WEBAPP_HOST (labels), jeton...
./serve-webapp.sh      # démarre (build + up -d) et attend le serveur

Sous-commandes : stop (compose down), restart (rebuild + recréation), status (conteneur + état du rebuild), sync (rebuild + vignettes), logs. Le port hôte vient du mapping compose ; WEBAPP_PORT ne sert plus qu'aux sondes locales quand le conteneur est arrêté.

b. run.sh — conteneur au premier plan (Ctrl-C arrête tout) : pratique pour tester, les variables se passent depuis l'environnement hôte, ~/.ssh est monté automatiquement :

LIDAR_GENERATION_URL=http://192.168.1.50:8973 \
LIDAR_REMOTE_TOKEN=un-secret-à-partager \
./run.sh --serve-webapp        # port 8973, ou --serve-webapp 9000

Les tuiles sont servies à la demande : une image absente du cache local est téléchargée depuis la machine de traitement au premier affichage, le cache se remplit ainsi progressivement. Le bouton ↻, la fin d'un run ou POST /api/sync déclenchent un rebuild de l'index et régénèrent les vignettes.

LIDAR_REGEN_CIDR restreint le lancement des générations (POST /api/generate : zones, sélection, complétion, régénération) aux clients dont l'IP est dans un des réseaux indiqués — liste de CIDR séparés par virgules, chaîne vide pour lever la restriction. Défaut : 127.0.0.0/8,::1,10.0.0.0/8,172.16.0.0/12,192.168.0.0/16 (boucle locale

  • plages privées RFC1918 : LAN, hôte Docker via la passerelle 172.x ; les IP publiques restent refusées). L'IP est celle de la connexion (conservée par le DNAT Docker pour les clients du LAN) ; derrière un reverse proxy local (dans le réseau autorisé), X-Forwarded-For désigne le client réel. Les autres clients consultent la carte normalement : les boutons de génération sont masqués et l'API répond 403.

c. docker compose — éditer docker-compose.webapp.yml :

  • LIDAR_GENERATION_URL : http://<ip-machine>:8973
  • LIDAR_REMOTE_TOKEN : la valeur de LIDAR_API_TOKEN de la machine (inutile si aucun token là-bas)
  • le cache local se remplit à la demande depuis LIDAR_GENERATION_URL (pas de LIDAR_SYNC_CMD)

Décommenter aussi le montage de la clé SSH (déploiement) :

    volumes:
      - ./output:/data/output
      - ~/.ssh:/home/lidar/.ssh:ro

Les vignettes (index_thumbs/, index_subtiles/) ne se synchronisent pas : elles sont régénérées sur place par le Pi (/api/sync → build_index), c'est le seul travail lourd qu'il fait. Exclure *.tif évite de copier des intermédiaires éventuels ; les sidecars output/DTM/*_method.txt servent au panneau d'infos et sont synchronisés.

mkdir -p output
docker compose -f docker-compose.webapp.yml up -d --build

La carte est sur http://<ip-pi>:8973/.

run.sh lance le conteneur au premier plan (Ctrl-C arrête tout) : pratique pour tester. Pour une installation permanente, serve-webapp.sh (option a) ou docker compose (option c) redémarrent la carte après un reboot du Pi (--restart unless-stopped).

4. Premier chargement

Si aucune tuile n'a encore été synchronisée, déclencher une première fois :

curl -X POST http://<ip-pi>:8973/api/sync

(puis attendre la fin : curl http://<ip-pi>:8973/api/sync → "running": false.) Le bouton ↻ de la carte fait la même chose (sync + vignettes).

5. Centrer la carte sur la position GPS (téléphone)

Le bouton ⌖ (barre d'outils de la carte, à côté du recadrage) recentre la carte sur la position GPS du téléphone et y dessine un marqueur vert.

Les navigateurs n'exposent l'API Geolocation qu'en contexte sécurisé (HTTPS). Servie en http://<ip-pi>:8973, la carte ne peut donc pas obtenir la position sur téléphone : le bouton affiche alors « connexion sécurisée (HTTPS) requise ».

TLS terminé par le proxy (cas d'usage ici) — le certificat est porté par Traefik : le webapp sert du HTTP, Traefik expose https://<domaine> et y applique son certificat (valable, sans avertissement). Le téléphone se connecte sur l'URL Traefik → contexte sécurisé → le bouton ⌖ fonctionne.

La config Traefik (routage HTTPS) vit dans le fichier override local docker-compose.webapp.override.yml (non versionné, sur le Pi) — Compose le merge par-dessus docker-compose.webapp.yml. Le modèle versionné docker-compose.webapp.override.yml.example fournit les labels (provider Docker) qui routent Host(\${LIDAR_WEBAPP_HOST}`)vers le service, enwebsecure` (443) + TLS avec le certificat porté par Traefik. Sur le Pi :

cp docker-compose.webapp.override.yml.example docker-compose.webapp.override.yml
# adapter le domaine : LIDAR_WEBAPP_HOST=carte.example.fr (dans un .env à
# côté du compose, l'environnement, ou en dur dans la règle Host())
# docker compose n'auto-charge PAS un override au nom custom (seulement
# docker-compose.override.yml) → passer -f explicitement :
docker compose -f docker-compose.webapp.yml \
               -f docker-compose.webapp.override.yml up -d --build

Adapter si le proxy n'est pas en websecure ou que le provider n'est pas Docker : changer entrypoints / ajouter traefik.http.routers.lidar-webapp.tls.certresolver=…, ou déclarer le service directement dans la config Traefik. Le webapp est transparent au proxy (URLs relatives) et remonte l'IP réelle via X-Forwarded-For pour la restriction LIDAR_REGEN_CIDR : l'IP du téléphone doit y figurer pour lancer des générations.

Sans Traefik — servir la carte en HTTPS avec un certificat auto-signé : ./make-tls-cert.sh crée tls/webapp.{crt,key}, à monter dans le conteneur avec LIDAR_SSL_CERTFILE / LIDAR_SSL_KEYFILE (le chemin serve-webapp.sh le fait automatiquement). Le téléphone accepte alors l'avertissement « certificat non fiable » une fois.

Mise à jour

Sur le Pi, après un git pull :

docker compose -f docker-compose.webapp.yml up -d --build   # rebuild + redémarrage

Avec serve-webapp.sh (l'override Traefik est chargé automatiquement s'il existe) :

./serve-webapp.sh restart   # rebuild de l'image + recréation du conteneur

Avec run.sh --serve-webapp, l'image est reconstruite automatiquement à chaque lancement ; il suffit de relancer la commande. Le cache de tuiles (output/) n'est pas affecté par les mises à jour d'image.

Dépannage

  • État d'un rebuild : curl http://<ip-pi>:8973/api/sync → running, phase (index) et error (dernière erreur). Les logs du conteneur : docker logs lidar-webapp (ou docker compose -f docker-compose.webapp.yml logs -f webapp).
  • Permission denied (publickey) en SSH : refaire ssh-copy-id lidar@<ip-machine> et une connexion manuelle pour renseigner known_hosts ; vérifier que ~/.ssh est monté dans le conteneur (automatique avec run.sh, à décommenter en compose).
  • Boutons de génération masqués / 403 sur /api/generate : l'IP du client n'est dans aucun des réseaux de LIDAR_REGEN_CIDR (défaut : localhost + plages privées). Adapter la variable ou la vider pour lever la restriction.
  • « Machine de traitement injoignable » : vérifier le service worker (docker compose -f docker-compose.worker.yml logs -f worker) et LIDAR_GENERATION_URL (IP + port 8973). La consultation de la carte reste possible avec le cache local.
  • Carte vide après sync : attendre la fin du rebuild (GET /api/sync → "running": false, ou ./serve-webapp.sh status) puis recharger la page ; le bouton ↻ de la carte enchaîne sync + vignettes automatiquement.
  • Port 8973 déjà pris : WEBAPP_PORT=9000 ./serve-webapp.sh (ou la variable dans webapp.env), --serve-webapp 9000 avec run.sh, ou changer le mapping ports: en compose (le conteneur écoute toujours sur 8973).

Fonctionnement

  • Dessiner une zone (bouton « + Zone ») sur la carte du Pi envoie la demande à la machine de traitement, qui télécharge les dalles IGN puis les traite. La file de génération (progression tuile par tuile) est lue depuis la machine distante en direct.
  • À la fin du run, le navigateur appelle /api/sync : les images produites sont servies à la demande depuis la machine de traitement, le Pi régénère vignettes/sous-tuiles/index.html, puis recharge la carte. Le bouton ↻ relance le même cycle à tout moment.
  • Sans machine de traitement configurée, ./run.sh --serve-webapp sert la carte en lecture seule depuis output/ (cache figé, aucun traitement possible depuis l'interface).
  • Autonomie : une fois les tuiles chargées dans le cache local, la webapp fonctionne seule — Leaflet est vendorisé dans assets/vendor/ (aucun CDN), tuiles/vignettes/infos sont lues dans output/, et un backend injoignable masque simplement les boutons de génération sans affecter la consultation.
  • Machine de traitement seule (sans Pi) : rien ne change, --serve / docker compose up -d --build serve fonctionne comme avant en local (tout-en-un), et docker-compose.worker.yml installe le générateur seul.
  • Si la machine de traitement est éteinte, la carte du Pi reste consultable (données synchronisées) ; seuls les nouveaux traitements sont indisponibles (message « machine de traitement injoignable »).

Références

  • lidar_pipeline/webapp.py : proxy distant (LIDAR_GENERATION_URL), /api/sync (rebuild de l'index), cache local à la demande, jeton LIDAR_API_TOKEN/LIDAR_REMOTE_TOKEN, restriction des générations au réseau local (LIDAR_REGEN_CIDR).
  • lidar_pipeline/index.py : vignettes/index sans GDAL (pyproj ou repli affine), recharge après sync.
  • docker-compose.worker.yml : générateur de tuiles (machine puissante).
  • Dockerfile.webapp, docker-compose.webapp.yml : webapp légère ARM64 (FastAPI + Pillow AVIF natif + pyproj, ~200 Mo).
  • serve-webapp.sh, webapp.env.example : gestion de la stack webapp sur le Pi (démarrage/arrêt/sync/logs), configuration locale dans webapp.env (ignoré par git).